Thinking Forward: The 40th Anniversary Max Bell Essays and Lectures

Is University Obsolete?

As digital alternatives get cheaper and easier, argues McGill’s Provost, traditional higher education must rise to the challenge.

“Research universities are under attack in virtually every jurisdiction,” observes Prof. Anthony C. Masi, with challenges ranging from government cuts to pressure for more narrowly skills-based education. But he argues that recent developments in information technology are the biggest challenge to universities as we have known them.

One key shift is the recent boom in “massive open online courses” (or “MOOCs”), often praised for making high-quality university courses available at no or low cost over the Internet, to hundreds of thousands of students at once. While MOOCs were developed in universities, many leading boosters are now for-profit tech companies that hope to “disrupt” the whole traditional post-secondary system, with tools like algorithm-driven course personalization. And despite criticism of the technology, on points from basic educational effectiveness to effects on income inequality, champions still echo Stanford computer science professor and MOOC-entrepreneur Sebastian Thrun’s sweeping 2012 prediction that “in 50 years . . . there will be only 10 institutions in the world delivering higher education.”

Will such developments really leave the physical campus, and traditional institutions more generally, as outdated relics? Universities that embrace new technologies may actually be better able to meet today’s host of academic challenges, Prof. Masi maintains, without losing their unique social mission—but survival will require radical and difficult transformations.

« Les universités axées sur la recherche sont menacées presque partout », observe le professeur Anthony C. Masi, vice-principal exécutif de McGill, et les défis vont des coupures gouvernementales aux pressions exercées en faveur d’une éducation plus fondée sur les compétences nécessaires à la vie courante. Il affirme toutefois que les récents développements dans le domaine des technologies de l’information représentent le plus grand défi pour les universités telles que nous les connaissons.

L’un des changements importants survenus est le boom récent des cours ouverts en ligne (MOOC pour massive open online courses), dont on fait souvent l’éloge parce que des centaines de milliers d’étudiants ont ainsi accès en même temps à des cours universitaires de grande qualité sur Internet, gratuitement ou à peu de frais. Les MOOC ont à l’origine été créés dans les universités, mais les grands instigateurs en sont maintenant les entreprises de haute technologie à but lucratif qui souhaitent « ébranler » l’ensemble du réseau postsecondaire traditionnel avec des outils comme la personnalisation des cours axée sur des algorithmes. Et malgré leurs critiques à l’égard de la technologie sur des points qui vont de l’efficacité pédagogique de base aux effets sur l’inégalité des revenus, les champions ajoutent encore foi à la prédiction extrême faite en 2012 par Sebastian Thrun, professeur d’informatique à l’Université de Stanford et entrepreneur MOOC: « dans 50 ans… il ne restera que 10 établissements d’enseignement supérieur dans le monde. »

Ces développements feront-ils des campus et de façon plus large des établissements traditionnels des vestiges d’une autre époque? Les universités qui adoptent les nouvelles technologies pourraient effectivement être mieux équipées pour répondre aux nombreux défis universitaires, soutient le prof. Masi, sans perdre leur mission sociale unique — mais leur survie exigera des transformations radicales et difficiles.


Anthony C. Masi is a professor of sociology at McGill University, where he also serves as provost. He is a member of the National Statistics Council and in 2012, he was named one of the recipients of Canada’s Queen Elizabeth II Diamond Jubilee Medal.

Anthony C. Masi est professeur de sociologie à l’Université McGill, où il oeuvre également à titre de vice-principal exécutif. Monsieur Masi est membre du Conseil national de la statistique et a obtenu la Médaille du jubilé de diamant la Reine Élizabeth II en 2012.


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